Comme l'indique Alain Refalo au plateau des Glières devant les résistants au fascisme de l'époque :
la répression est en soi une reconnaissance de sa propre peur, de la part de l'institution.
Si nous partions de là, de l'effet psychologique traumatisant que constitue la désobéissance des fonctionnaires ( et si nous levons le nez on remarque que même les matons se bastonnent avec les CRS), c'est à dire la perte des moyens de dominer le reste du peuple, euh pardon, du troupeau ? En effet, les retraits sur salaire, les inspections punitives et autres lettres d'intimidation ne cherchent-ils pas à créer une peur diffuse chez les désos comme chez ceux qui obéissent ou chez ceux qui désobéissent mais en silence, s'ils le peuvent ? En termes de lutte, il s'agit d'un combat dont le terrain est la psyché et l'arme, la peur. Nos "supérieurs" ont plus à perdre que nous-même, depuis le temps qu'ils accumulent les avantages pour ne pas dire les privilèges, que ceux-ci soient héréditaires, financiers ou d'encadrement. C'est donc logiquement eux qui sont les plus terrorisés par cette fronde spontanée ! Ils nous terrorisent pour se rassurer. Jusqu'ici ça a marché. Réponse : de quoi nous menace-t-on incidemment ? De chômage, donc de précarité et par suite de misère et de mort ? C'est à cela que font penser les retraits sur salaire et les appréciations fumeuses des flics des Inspections académiques. Mais regardons autour de nous : dans quoi travaillons-nous et vivons-nous déjà ? Dans le chômage pandémique (merci la crise), la précarité généralisée (RSA post-abbé Pierre) et la misère galopante. Même la menace de mort, avec cette grippe descendue vraiment au bon moment des cieux cathodiques, enfin, si nous ne nous tenons pas sages. N'est-ce pas le monde définitif qu'on nous promet, en dehors des kermesses électorales qui ne font plus rire ? Sinon pourquoi tant de répression, de contrôle, de surveillance et de terreur terroriste si les méthodes politico-industrielles devaient déboucher sur un avenir radieux ? Nous sommes dedans jusqu'au cou. Il est temps de s'en apercevoir. Nous ne sortirons du chômage, de la précarite, de la misère, de la guerre et du cosmocide que si nous avons encore le réflexe de le vouloir. Et cette volonté même est paralysée par la peur, je veux dire, la propagande de la peur. Quelle meilleure fonction pour l'école aujourd'hui que de prémunir élèves et parents contre la propagande en général et celle de la peur en particulier ? Voilà la nouvelle mission des désobéisseurs et consorts : VAINCRE LA PROPAGANDE ! Voilà une réponse aux intimidateurs : l'école que nous défendons pour demain est mieux encore que l'école du statu quo : c'est une école du réveil après des décennies et des générations de propagande via le poste. Nous rendrons coup pour coup et bien plus encore, si on tient compte des intérêts sur violences passées et accumulées ! Sur le viol des consciences et des corps. Eric
En conséquence, pourquoi ne pas attaquer plus loin encore ?
De quoi ont-ils peur, je veux dire aux étages vraiment supérieurs, pas les laquais ? De quoi ne parle pas la propagande actuelle sur la grippe H1N1 par exemple ?
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